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Au lendemain de l'assassinat du député Antoine Ghanem, l'alliance du 14 Mars a sensiblement haussé le ton hier contre le régime syrien, accusé une fois de plus d'être responsable des attentats qui se produisent au Liban. L'alliance a toutefois été plus loin en sermonnant à mots à peine couverts le président de la Chambre, Nabih Berry, et l'opposition dans son ensemble, mais aussi les États qui ont tenté ces derniers temps une ouverture en direction de la Syrie dans l'espoir de lui faire changer de politique à l'égard du Liban. De M. Berry, le 14 Mars réclame une « position ferme » assurant l'élection d'un nouveau président de la République « fort » et aussi des mesures concrètes destinées à neutraliser d'une façon ou d'une autre les effets du sit-in de l'opposition au centre-ville pour assurer la sécurité des députés qui doivent se rendre place de l'Étoile. L'alliance fait implicitement, mais clairement, savoir à M. Berry que s'il ne se conformait pas à ses exigences, son initiative consensuelle ne serait plus qu'un souvenir. Elle somme l'opposition de cesser de « justifier » l'action de Damas et réclame de la communauté internationale des mesures destinées à garantir l'élection d'un nouveau chef de l'État. Enfin, elle demande aux Libanais « une action patriotique » similaire à celle du 14 mars 2005, et notamment une participation massive aux funérailles d'Antoine Ghanem aujourd'hui.
L'alliance a tenu une réunion élargie en milieu de journée au siège central des Kataëb, à Saïfi, en présence de nombreux députés et de représentants des principaux leaders de la majorité.
À l'issue des discussions, l'ancien député Farès Souhaid a donné lecture d'un communiqué dont voici la teneur quasi intégrale :
« Le régime syrien a pris une décision ferme d'abattre la République libanaise en frappant les fondements sur lesquels elle repose. Ainsi, après le sabotage du Parlement et la tentative de sabotage du Conseil des ministres, ce régime a décidé d'empêcher la tenue de l'élection présidentielle dans le but de provoquer un vide et de rétablir son hégémonie sur le Liban. Il a donc demandé à ses partisans de perpétuer leur occupation du centre-ville, où se trouve le siège du Parlement, et a chargé ses services de renseignements de la mission de liquider physiquement les députés pour rendre impossible par la force l'élection d'un nouveau président. Cela se passe au moment où (ce régime) continue de violer les frontières en se livrant au trafic d'armes, au transfert de saboteurs et à l'organisation d'opérations d'entraînement et d'armement pour déstabiliser le pays.
« Le député Antoine Ghanem, un des piliers du processus de réconciliation et du mouvement indépendantiste, membre du bureau politique des Kataëb et l'un de ses représentants au dialogue national et à La Celle-Saint-Cloud, tout comme il était l'un des piliers du bloc parlementaire du Rassemblement démocratique (joumblattiste), a été la nouvelle cible de cette phase du complot criminel (...).
« Son meurtre, après celui du député et ministre Pierre Gemayel, outre le fait qu'il prend pour cible le mouvement du 14 Mars dans son ensemble, est surtout dirigé contre le parti Kataëb en plein mouvement de redynamisation, ce parti qui a déjà donné des martyrs au service du Liban libre.
« Face à ce complot terroriste qui vise à anéantir la République libanaise, les forces du 14 Mars s'adressent à tous les Libanais, de la métropole et d'outre-mer, pour leur demander une action patriotique similaire à celle qui avait contraint le régime syrien, le 14 mars 2005, à retirer ses troupes du Liban ; une action patriotique destinée à protéger la République libanaise et à mettre un terme à la nouvelle guerre que le régime syrien mène contre le Liban depuis plus de deux ans. »

L'appel à Berry
Et le communiqué de poursuivre : « Les forces du 14 Mars s'adressent au président de la Chambre et l'invitent à assumer ses responsabilités constitutionnelles et politiques en sa qualité de président d'une institution qui offre des martyrs parmi ses députés. Elles lui demandent, après l'assassinat du sixième député de la Chambre qu'il préside, d'adopter une position ferme en assurant la tenue d'une séance pour l'élection d'un nouveau président de la République solide, fort et capable d'affronter les défis, car c'est l'unique moyen de s'acquitter de l'échéance, d'empêcher le vide et d'arrêter la tuerie des députés. Faute de quoi, toute initiative perdrait sa teneur et ses objectifs. Elles réclament aussi de lui une prise de position ferme au sujet de l'occupation en cours dans les environs du siège de la Chambre, un secteur qui se trouve aujourd'hui sous le contrôle effectif de forces non légales, et enfin un transfert de la sécurité du Parlement et de ses environs aux institutions militaires et policières légales libanaises pour assurer la tenue de l'élection et la sécurité des députés.
« Les forces du 14 Mars demandent aux députés de l'opposition une prise de position morale consistant à se ranger aux côtés de la victime et contre le bourreau, et à mettre un terme à la politique de justification systématique du régime syrien dans les crimes qu'il commet contre leurs collègues. Elles leur demandent aussi de s'engager à respecter la teneur du VIIIe appel des évêques maronites qui considère qu'il est “du devoir des honorables députés de prendre part à la séance électorale de par la responsabilité qu'ils ont à l'égard de leur patrie et de leurs compatriotes”. Cet appel a considéré aussi que “le renoncement dans ce domaine est synonyme de boycottage de la nation” et que “nul, quel qu'il soit, n'est en mesure de boycotter sa nation et contribuer à entraver ses affaires”. »
« Les forces du 14 Mars s'adressent à la Ligue des États arabes et aux Nations unies pour leur demander de prendre toutes les décisions et mesures nécessaires dans tous les domaines pour assurer la tenue de l'élection présidentielle de façon à protéger la République libanaise. Elles réclament aussi des États qui ont tenté, après l'assassinat du député Walid Eido, de convaincre le régime syrien de changer sa politique vis-à-vis du Liban d'adopter une position ferme à son égard, d'autant que ce régime a vu dans l'ouverture à son égard un signe de faiblesse, ce qui l'a conduit à procéder à une escalade dans son plan criminel.
« Les forces du 14 Mars affirment qu'elles continueront à assumer leurs responsabilités constitutionnelles en faisant élire un nouveau président de la République à partir de la séance prévue le 25 septembre, et promettent aux Libanais que cette guerre menée contre le Liban finira par la victoire du droit libanais.
« Les participants à la réunion présentent leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes tombées hier (mercredi), et à leur tête le député martyr Antoine Ghanem, ainsi qu'au parti Kataëb et prient pour le rétablissement des blessés. Ils appellent tous les hommes libres de la patrie à participer massivement aux funérailles qui auront lieu demain (aujourd'hui) en l'église du Sacré-C½ur, à Badaro. »

# Gepost op vrijdag 21 september 2007, 07u45

Gewijzigd op vrijdag 21 september 2007, 08u39

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# Gepost op zaterdag 01 september 2007, 05u39

Le Hezbollah est prêt à envoyer une délégation fin juin à Paris pour assister à une conférence organisée pour tenter de mettre fin à la crise politique qui fait rage depuis sept mois au Liban, apprend-on de sources politiques.

Le Hezbollah est prêt à envoyer une délégation fin juin à Paris pour assister à une conférence organisée pour tenter de mettre fin à la crise politique qui fait rage depuis sept mois au Liban, apprend-on de sources politiques.

L'émissaire français Jean-Claude Cousseran, ancien ambassadeur, a rencontré lundi et mardi les représentants de la majorité hostile à Damas et ceux de l'opposition pro-syrienne pour les inviter à assister à cette conférence.

"Le Hezbollah a exprimé le souhait d'envoyer un émissaire pour les discussions en France", a-t-on déclaré de source politique libanaise.

Paris n'a pas cherché à présenter cette conférence comme un moyen de mettre fin à la crise, d'une gravité sans précédent depuis la guerre civile (1975-1990), mais comme une façon de renouer le dialogue.

Si coalition au pouvoir s'est réjouie de l'initiative française, l'opposition a fait savoir qu'elle y participerait sans attentes particulières.

La crise politique s'est notamment cristallisée autour du tribunal international chargé de juger les assassins présumés de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.

La coalition au pouvoir, dirigée par son fils, Saad Hariri, accuse l'opposition d'avoir fait obstacle à sa mise sur pied afin de protéger Damas, soupçonné de plusieurs attentats au Liban, dont celui qui a coûté la vie à Hariri en février 2005. La Syrie rejette ces accusations.

Le Conseil de sécurité a finalement approuvé unilatéralement ses statuts, le mois dernier, et la nouvelle juridiction a officiellement vu le jour le dimanche, ce qui, de l'avis des observateurs, devrait ouvrir la voie au déblocage d'une crise qui a attisé les tensions entre la communauté sunnite, favorable à Hariri, et les chiites du Hezbollah et du mouvement Amal.

# Gepost op woensdag 13 juni 2007, 07u40

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Rayan vous Hussein??

# Gepost op woensdag 07 maart 2007, 03u07